Le salut par la foi – Partie II

Nouvelles décembre 2, 2025

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. (Éphésiens 2 : 8-9 LSG)

Depuis ses débuts, l’Église adventiste du septième jour entretien une relation ambivalente avec la doctrine du salut par la foi.  Il est délicat d’enseigner que nous ne pouvons rien faire pour nous-mêmes afin d’être sauvés, tout en affirmant que cela ne nous donne pas le droit de commettre des péchés simplement « parce que nous sommes déjà sauvés ». Éphésiens 2 : 8-9 déclare que le salut est un don de Dieu et non quelque chose qui vient de nous.  La croyance fondamentale n˚10 de l’Église adventiste du septième jour confirme l’explication de ce verset par l’Église : « Par l’Esprit, nous naissons de nouveau et nous sommes sanctifiés ; l’Esprit régénère notre esprit, grave la loi d’amour dans notre cœur, et nous recevons la puissance nécessaire pour vivre une vie sainte. En demeurant en lui, nous devenons participants de la nature divine, nous avons l’assurance du salut, maintenant et au jour du jugement. »

Les Études globales de membres de l’Église (GCMS) de 2018 et 2023 ont demandé aux membres à travers le monde d’évaluer dans quelle mesure ils étaient d’accord avec la déclaration suivante : « Je n’irai pas au ciel si je n’obéis pas parfaitement à la loi de Dieu. »

Croyance au salut par l’obéissances parfaite à la loi de Dieu

En 2018, 14,5 % n’étaient pas du tout d’accord, 11,6 % n’étaient pas d’accord, 9,2 % n’étaient pas sûrs, 23,1 % étaient d’accord, et 41,6 % étaient tout à fait d’accord. Dans l’ensemble, un peu plus d’un quart (26,1 %) des membres n’étaient pas d’accord avec la déclaration, et un peu moins des deux tiers (64,7 %) étaient d’accord pour dire qu’il fallait observer parfaitement la loi de Dieu pour aller au ciel.

En 2023, les chiffres n’avaient pas beaucoup changé : 14,1 % n’étaient pas du tout d’accord, 11,4 % n’étaient pas d’accord, 8,1 % n’étaient pas sûrs, 23,8 % étaient d’accord et 42,7 % étaient tout à fait d’accord.  Dans l’ensemble, en 2023, un peu moins (25,5 %) n’étaient pas d’accord et un peu plus (66,5 %) étaient d’accord qu’en 2018.

Ainsi, il y avait plus d’accord que de désaccord avec une vision du salut qui est en contradiction avec ce qu’enseigne l’Église adventiste du septième jour.

Croyance en l’atteinte d’une perfection sans péché par les chrétiens aux derniers jours

Dans le GCMS de 2023, trois questions supplémentaires ont été ajoutées. La première demandait dans quelle mesure les membres étaient d’accord avec la déclaration : « Parce que Jésus a vécu sans péché, nous pouvons en faire autant… » : 7,7 % n’étaient pas du tout d’accord, 7,7 % n’étaient pas d’accord, 13,1 % n’étaient pas sûr, 30,5 % étaient d’accord et 41,4 % étaient tout à fait d’accord.  Dans l’ensemble, 15,4 % étaient plus en désaccord qu’en accord et 71,6 % étaient plus en accord qu’en désaccord.

La croyance en une vie selon les règles de Dieu pour recevoir la grâce

On a ensuite demandé aux membres dans quelle mesure ils étaient d’accord avec la déclaration selon laquelle, pour recevoir la grâce de Dieu, nous devons d’abord vivre selon ses règles : 25,2 % n’étaient pas du tout d’accord, 14,4 % n’étaient pas d’accord ; 7,6 % n’étaient pas sûrs ; 25 % étaient d’accord ; et 27,8 % étaient tout à fait d’accord.  Dans l’ensembles, 39,6 % étaient plus en désaccord qu’en accord et 52,8 % étaient plus en accord qu’en désaccord.  Pourtant, cela non plus n’est pas ce qu’enseigne l’Église.

La croyance selon laquelle les gens ne peuvent pas changer leur niveau de foi

Enfin, on a demandé aux membres dans quelle mesure ils étaient d’accord avec la déclaration selon laquelle les gens ont un certain niveau de foi et ne peuvent pas faire grand-chose pour le changer : 26 % n’étaient pas du tout d’accord, 24,4 % n’étaient pas d’accord, 19,8 % n’étaient pas sûrs, 17,5 % étaient d’accord et 12,3 % étaient tout à fait d’accord.  Dans l’ensemble, 50,4 % étaient plus en désaccord qu’en accord et 29,8 % étaient plus en accord qu’en désaccord.

Ellen White a écrit : « L’œuvre importante opérée chez le pécheur taché et souillé par le mal, c’est celle de la justification. Il est déclaré juste par Celui qui parle selon la vérité. Le Seigneur impute la justice du Christ au croyant et le proclame juste devant tout l’univers. Ses péchés sont transférés à Jésus, le représentant, le substitut et le garant du pécheur. » (Messages choisis, vol. 1, p. 459)

Nous sommes déclarés justes parce que nos péchés sont transférés à Jésus en tant que notre représentant.  Nous ne sommes pas parfaits, et nous n’avons pas besoin d’être parfaits pour recevoir le salut du Christ.

Vous pouvez consultez le rapport complet ici.

Réalisés en collaboration avec l’Institut du ministère de l’Église.

Publié par l’ASTR le 2/12/2025.