Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche ? (Romains 10 : 14, LSG)
Comment pouvons-nous entendre parler de notre Sauver, l’invoquer, ou croire en lui sans que quelqu’un nous en parle ? Le sermon est le fondement sur lequel repose notre culte du sabbat à l’église. Les annonces sont utiles, la musique spéciale est agréable, chanter les louanges de Dieu est spirituellement édifiant et renforce le sentiment d’unité, et la prière est essentielle, mais le cœur du service est la prédication de l’Évangile. Les pasteurs ont la responsabilité de veiller à ce qu’un sermon soit prêché chaque semaine de l’année, dans chaque église dont ils ont la charge, et d’assurer que les sermons enseignent aux auditeurs les valeurs fondamentales de l’Église adventiste.
En 2023, l’Étude globale des pasteurs adventistes a demandé aux ministres : « Au cours des 12 derniers mois, environ combien de fois avez-vous prêché sur les thèmes suivants dans votre/vos église(s) locale(s) ? » On leur a ensuite présenté une liste de 25 thèmes que les dirigeants de l’Église considèrent comme ayant une valeur particulière et qui touchent aux enseignements fondamentaux de l’Église adventiste.
Les cinq thèmes le plus fréquemment abordés dans les sermons

Les thèmes de la seconde venue, du sabbat et du salut en Jésus sont considérés comme essentiels à l’identité adventiste.
Les cinq thèmes qui ne sont pas abordés

Voici quelques-unes des questions soulevées par les chercheurs, sur la base de la liste des thèmes les moins abordés dans les sermons :
1. Compte tenu de l’importance de l’éducation dans l’Église adventiste, pourquoi la plupart des pasteurs adventistes n’ont-ils pas prêché sur ce thème au cours des 12 derniers mois ? Il se peut que le thème de l’éducation soit abordé dans les sermons prononcés par les directeurs de l’éducation de la fédération ou les directeurs d’école, mais ceux-ci ne sont pas susceptibles de prêcher aussi souvent, et cette question mérite donc d’être approfondie.
2. Pourquoi les pasteurs évitent-ils les thèmes du don de prophétie, du sanctuaire et de 1844 ? Des chercheurs ont suggéré que ces thèmes sont peut-être abordés dans le cadre d’études bibliques ou d’évangélisation, mais il est possible que les pasteurs les évitent complètement. Si tel est le cas, pourquoi ? Cette question mérite également d’être approfondie.
3. Comme l’ont montré les recherches menées au cours de la dernière décennie, l’antitrinitarisme est en hausse dans l’Église à travers le monde. Est-ce une cause ou un symptôme de l’incapacité des pasteurs à prêcher sur ce thème ?
Ellen White nous dit que « Le Christ exposait les principes de la loi de Dieu de manière directe et persuasive, en expliquant à ses auditeurs qu’ils avaient négligé de les mettre en pratique. Ses paroles étaient si claires, si explicites qu’ils ne pouvaient ni contester, ni formuler des objections. » (The Review and Herald, 13 septembre 1906).
Même si cela peut être difficile, il est de la responsabilité du pasteur de présenter « les principes de la loi de Dieu », d’une manière ou d’une autre, dans chaque sermon.
Vous pouvez consultez le rapport complet ici.
Réalisés en collaboration avec l’Institut du ministère de l’Église.
Publié par l’ASTR le 18/11/2025.